« Les Français à Shanghai » : LE dossier

11 avril 2008 par Pierre Naquin

Un retour rapide pour vous faire part d’un gros dossier sur les français à Shanghai que nous venons de réaliser.

Nous espérons que vous le trouverez utile et qu’il vous inspirera une expatriation au pays des JO !

Economie : Surcapacité : l’épisode Renault Vilvoorde

22 juin 2007 par Manuel Gangloff

Louis Schweitzer, ex-PDG de Renault, compagnon de Ségolène Royal à la ville aujourd’hui et Président du conseil d’administration de Renault a su géré l’une des grandes crises sociales européenne de la fin des années 90.

Dans un marché automobile européen qui ne croît que de 2 % par an, les entreprises, comme Renault, qui réalisaient des gains de productivité allant de 5 à 6 % par an, se sont trouvées confrontées à un problème de surcapacité. Renault devait également en 1997 réaliser un programme d’économies de 3 Mrds €, programme qui portait sur les achats, les frais généraux, le fonctionnement d’ensemble de l’entreprise.

L’appareil industriel de Renault en Europe (les quatre principaux sites français, les deux sites espagnols et le site belge) était intégré mais trop dispersé.

L’efficacité de l’appareil industriel de Renault nécessitait donc une simplification par rapport à une organisation qui avait entraîné une grande complexité au niveau logistique, au niveau des process et des relations avec les équipementiers. Cette situation pesait lourdement sur les coûts de production et la capacité d’investissement de l’entreprise. C’est cet ensemble de raisons qui explique, qu’au début de l’année 1997, malgré la qualité de la production de l’usine belge de Vilvorde, et les efforts d’amélioration de la production, les responsables de l’entreprise ont décidé l’arrêt des activités de cette usine.

Louis Schweitzer et l’équipe de direction en place avaient donc pris la décision adéquate en fermant Renault Vilvoorde, la lutte sociale était inéluctable tant le site était efficace ; Le problème était global.

L’essor des délocalisations

14 juin 2007 par Jean-Philippe Teilhol

Article trés interressant sur l’essor des délocalisaion, leur ampleur et sur leur absence d’emprise sur l’afrique noir.

A lire sur: grioo.com 

Jallatte, suicide du fondateur — Délocalisation avait tiré la sonnette d’alarme

9 juin 2007 par Manuel Gangloff

Le site délocalisation avait présenté l’ampleur des menaces d’une délocalisation de l’ensemble de la production de chaussures et bottes de sécurité du groupe Jallatte en Tunisie, dans un article daté du 31 mai 2007.

Aujourd’hui le monde économique est endeuillé.

Pour que cela ne se reproduise plus.

L’article : Délocalisation de chaussures

Chine : Alimentation et corruption tuent

3 juin 2007 par Albane Chollet

Mardi dernier sur CCTV, on a vu Zheng Xiaoyu, le patron de la SFDA*, écoutant un juge le condamner à mort, impassible.

Monsieur Zheng a été pris la main dans le sac, une belle besace évaluée à 650.000 euros, remplie de bakchichs. Seraient passés devant ses yeux fermés, de faux antibiotiques, du faux lait maternisé, de faux aliments pour chiens, faux dentifrice, des Å“ufs teintés à l’amarante cancérigène, antibios dans la viande, dans le miel etc etc etc.

En 2005, 34.000 intoxications collectives étaient dénombrées ; cette année 1/3 des usines alimentaires chinoises n’avaient pas de licence, 60% pas de laboratoire.

Pékin se réveille : les 170.000 licences de remèdes vont être révisées.
Pour l’alimentaire, 90 traqueurs de la fraude ont  été envoyés vers 15 provinces et un réglement national pour le rappel des produits dangereux verra le jour en décembre.

Les produits locaux ne sont pas les seuls à souffrir de l’élan de rigueur. Cinq conteneurs d’eau d’Evian sont bloqués depuis février pour « excès bactériel » (possible que l’affaire Wahaha ait une petite influence !), 30 tonnes de poissons australiens congelés sont refusées à Canton, entre autres.
Quand à ceux qui attendent d’enregistrer leur produit à la SFDA, et se demandent leur place dans la pile : patience et prudence !

* State Food and Drug Administration

Brève : Délocalisations de chaussures

31 mai 2007 par Pierre Naquin

Jallatte, la première entreprise européenne de chaussures et bottes de sécurité a décidé de délocaliser l’ensemble de sa production vers la Tunisie (où elle est déjà implantée).

Cette délocalisation concernerait 285 personnes sur les 336 que compte l’entpreprise en France.
Les sites concernés sont ceux de Saint-Hippolyte-du-Fort, Alès, Breuil-sur-Couze et Ennery.
Encore une fois il s’agit d’anciens bassins industriels qui ont du mal à se trouver un nouveau souffle.

Cette annonce a déclanché des actions plutôt radicales des syndicats qui ont séquestré 4 dirigeants.

L’entreprise est contrôlée par le groupe italien JAL dont le directeur général ainsi que le directeur font parti des séquestré.

Evidemment les syndicats en font appel au président nouvellement élu en lui demandant de tenir ses promesses pour ce qui concerne ces malheureuses délocalisations…

Lien :

Qui est vraiment affecté par la mondialisation ?

29 mai 2007 par Pierre Naquin

En décembre dernier, l’Union Européenne a approuvée un fond spécial de 500 millions d’euros destiné à rassurer les européens au sujet de la mondialisation et en particulier les français de la délocalisation.

L’Union Européenne a créé ce fond de sauvetage contre la mondialisation parce qu’elle voulait – paradoxalement – montrer qu’elle soutenait à la fois la liberté du commerce et l’ouverture des frontières mais aussi qu’elle avait de la compassion pour les travailleurs qui se retrouvaient au chômage à cause des délocalisation.
L’argent dort à la banque et n’attend qu’à compenser qui que ce soit qui perdrait son emploi à cause des changements dans les modes de commerce mondial.

Mais qui va pouvoir décider qui est ou n’est pas affecté par la mondialisation ? En six mois, seule la France a postulée pour recevoir de l’argent de ce fond et ça a été le cas pour soutenir des employés obligés de partir à la retraire après la fermeture d’un sous-traitant automobile.
Est-ce que cela veut dire qu’en six mois un seul pays de l’Union a été affecté par la mondialisation ; et même en France, qu’une seulement entreprise l’ai été ? Et d’abbord, qui peut dire si c’est la mondilisation qui a fait fermé l’entreprise ?

Il y a beaucoup plus de personnes déplacées ou se retrouvant sans emploi par des entreprises qui font faillite ou qui changent de siège que par les délocalisations.
Aux Etats-Unis, il y a 10 fois plus de perte d’emploi lié au déplacement d’entreprises entre les états que par les délocalisations. Mais qui va aller se pleindre d’entreprises déplaçant leurs sites de production de New York à la Californie ?

C’est un fait qu’il faut étudier la formation requise pour une main d’Å“uvre qui doit maintenant se battre à l’échelle planétaire ; mais la création d’un fond de consolation à Bruxelles n’est pas vraiment la meilleure façon d’avancer. Des états comme la France sont très alertes au sujet de la compétition mondiale, mais peut-être devraient-ils examiner d’abbord tout ce qui empêche leurs entreprises d’être compétitives. Créer un fond de compensation, c’est mettre la charue avant les bÅ“ufs. La France ferait mieux de regarder la façon dont est organisé sont tissu industriel et entrepreneurial.
Londres est devenu la septième ville française grace aux nombres d’entrepreneurs et travailleurs français qui pensent que l’Angleterre est un bien meilleur endroit pour faire des affaires – et se battre contre le reste du monde.

Cet article est une traduction de « Who is really affected by globalisation? » par Mark Kobayashi-Hillary.

Brève : Délocalisation sauvage : Nexans

25 mai 2007 par Pierre Naquin

La société française Nexans (spécialisée dans les cables et systèmes de cablage) a procédé pendant le week-end dernier à une délocalisation sauvage d’un de ses sites belges situés à Huizingen (site de production de cables pour véhicules industriels, pour les satellites et pour d’autres applications militaires).

Concrètement, l’entreprise a expédié les machines en Slovaquie où devrait se situer le nouveau site de production. Ceci rendant impossible le travail des salariés.

70 personnes devraient perdre leurs emplois sur les 94 que comptent le site. Les heureux élus devraient conserver les postes commerciaux.

Cette situation fait suite aux mauvais résultats de Nexans depuis quelques années.

On ne peut pas dire que l’entreprise a fait cela avec la forme…

Lien :

Economie : délocalisation, le capitalisme peut-il être moral ?

23 mai 2007 par Manuel Gangloff

Le capitalisme est-il moral ? La réponse est simple : ce n’est pas son rôle. Le combat politique des classes salariées relayées par leurs représentants politiques ne cesse de désirer une convergence entre morale et rentabilité dans l’économie. Etat des potentialités.

les bases d’un système capitaliste efficient

La définition originelle du capitalisme demeure la combinaison de critères primordiaux : la liberté d’entreprise, la propriété privée des outils de production, la rémunération du risque pris par l’entrepreneur. A cette base, le monde contemporain offre de nouveaux facteurs d’amélioration des bénéfices des firmes. Les éléments nouveaux de la restructuration du capitalisme moderne sont la mondialisation des échanges, l’imbrication des économies et le rôle grandissant des multinationales devenant des transnationales sans lien avec leur origine géographique.

Capitalisme mondialisé et délocalisations

Dans une économie fermée, l’entreprise escompte ses hausses de compétitivité par les gains de productivité qu’elle parvient à tirer de son capital travail. Ainsi, l’entreprise se doit de rémunérer de moins en moins ses employés en proportion de l’effort produit afin d’augmenter dans le temps son taux de marge.

La tension croissante vers une productivité accrue trouve un appel d’air dans la mondialisation. Depuis une vingtaine d’années, la mondialisation libérale semble détruire les compromis sociaux dans les pays développés. En effet le capitaliste moderne des multinationales tire ses profits des inégalités mondiales. Cette pratique prend forme sur ce que nous appellerons le “capitalisme sur les inégalités”, source de délocalisations.

Le capitalisme moderne possède donc un moteur incomparable de gains de productivité et de croissance de ses bénéfices : “la nouvelle destruction créatrice”. Bien sûr il ne s’agit pas de la « destruction créatrice » de Schumpeter, qui détruit par grappes d’innovations les méthodes révolues. Ce moteur là s’appuie aujourd’hui sur les délocalisations, fusions-acquisitions, rachats d’actions, plans sociaux et tire profit des inégalités salariales mondiales et du rattrapage infrastructurel et educationnel endogènes des pays émergents… tout cela, en faveur des propriétaires des capacités de production qui sont également les preneurs de risque : les actionnaires de toutes sortes (fonds d’investissements, institutions financières, particuliers). Les perdants sont sans nul doute, les employés dans le monde dont la combinaison crétion de valeur/rémunération est la moins performante, c’est-à-dire les salariés et ouvriers des pays développés (Europe de l’ouest, Etats-Unis).

Capitalisme et moralité : l’inadéquation

L’entreprise moderne n’a jamais été autant « shareholders focused », ou orientée au profit de son actionnariat. Le capitalisme mondialisé tire son efficience de sa fluidité, de sa mobilité et de sa réactivité. Dans le contexte extraordinaire où le capitalisme n’a jamais été aussi florissant et créateur de richesses. Nous devons nous résoudre et prendre pour un mal nécessaire qu’il n’a jamais été autant financier, actionnarial, rentier, prédateur et amoral. C’est la base du succès de nos grandes entreprises.

Cependant, on comprend aisément les difficultés du modèle social français face à ce phénomène. Les dirigeants politiques de gauche comme de droite posent la question de la moralité du capitalisme dans nos frontières. L’ambivalence de cette réflexion tient du fait que les citoyens d’un pays développé sont à la fois employés ou entrepreneurs mais également actionnaires.

L’unique marge politique consisterait donc à promouvoir la création de richesse par le travail fourni (diminution des charges et prélèvement sociaux et augmentation de la taxation du capital). Cette position idéologique entraînera une chute des investissements dans le pays concerné, réduira le dynamisme entrepreneurial et provoquera une vague déferlante de délocalisations.

Une position politique inverse se verrait opposée par la culture sociétale des pays comme la France, elle serait désignée comme « ultra libérale et néoconservatrice ». Elle aurait cependant pour effet direct d’accroître les investissements primaires dans notre économie, source première de croissance économique et augmenterait notre dynamisme économique, en maintenant nos emplois les plus créateurs de richesses.

L’épuration capitalistique mondiale n’en est qu’à ses balbutiements, au grand bénéfice des investisseurs en capital.

La tunisie bloquerait elle les délocalisations venant de Chine ?

18 mai 2007 par Jean-Philippe Teilhol

En effet, la Tunisie qui dispose d’un grand crédit auprés du géant Chinois, semble trés peu se préoccuper du déficit commercial qui existe entre elle et la Chine. Malgrés que la Tunisie crie haut et fort qu’elle est la base idéale pour la pénétration du marché Européen, elle semble trés réservée face aux investissements Chinois.

Selon certaines sources bien informés des dossiers concernants un bon nombre de délocalisation semble dormir et ne pas être près d’être activé!

La cause: la peur de la création d’un Ghetto Chinois en Tunisie! (comme ca commence à être le cas en Algérie)

Ceci peut être illustré par la difficulté d’une entreprise du textile Chinoise qui souhaitait s’y implanté. Elle c’est heurtée au fait qu’elle aurait besoin du double du nombre d’ouvriers étrangers permis par la loi tunisienne, pour ses premiers mois de démarrage. Cependant celà ne semble pas être un réel problème compte tenu que l’investissement et l’entreprise, étant étatiques,les contrats auraient étés établit sur la durée de séjour de ces ouvriers chinois qui auraient été par la suite remplacés par des Tunisiens !
Autre exemple il y a en projet la création d’une importante zone industrielle destinée à acceuillir les entreprises chinoises de la région de Chong-Ching, dans la région de Koundar (Gouvernorat de Sousse au Centre Est tunisien). Or, il y aurait eut un revirement car initialement les autorités avaient donné leur accord pour une superficie de 200 hectares, mais ne voudraient plus désormais qu’en mettre 50 à disposition!

Il est interressant de noter que nous ne sommes pas les seuls à avoir “peur” de la Chine.

Mais ne serait ce pas une sorte de basse rancoeur aprés que les chinois aient fortement malmené le secteur textile Tunisien? Affaire à suivre…

A lire aussi: Africanmanager